La boîte à musique

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phuongmainguyen

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La boîte à musique 15.10.2008 10:16:53 (permalink)
Quand je suis rentrée chez mes grands-parents ce jour là, on me tendit une boîte et m’a dit que c’était un cadeau de mon oncle qui était revenu des Etats-Unis après ses études de pilote.  Rêvant d’être pilote, mon oncle s’était engagé dans l’armée quand il avait dix-huit ans malgré les protestations de mon grand-père.  Je me souviens des après-midi quand mon oncle était encore à la maison, mes tantes et moi, nous nous faufilions hors de la maison et jouions dans le jardin.  Nous ramassions les limaçons et les mettions dans des petits sacs plastiques remplis d’eau.  Si nous faisions beaucoup de bruit, mon oncle apparaissait alors à la fenêtre de sa chambre où il travaillait pour son baccalauréat en criant : ‘Qu’est ce que vous faites là ?  … Allez laver vos mains et vous changer !  Vous vous habillez comme des mendiants…’.  Mes tantes, mes oncles, mon petit frère et moi, nous formions un groupe de six enfants de trois a douze ans sans compter mon plus jeune oncle qui avait moins d’un an ; et bien qu’elle eût deux bonnes, ma grand-mère était si occupée qu’elle ne voulait pas se mêler à nos affaires de vêtements et de jouets. On ne s’habillait proprement que pour aller à l’école ; à la maison on était libre de porter ce qu’on voulait et de jouer avec n’importe quoi sauf les collections de poupées dans les vitrines de la salle à manger. Le premier Noël où mon oncle était aux Etats-Unis, il nous a envoyé un grand colis plein de vêtements très sophistiqués (trop courts car il ne s’est jamais rendu compte combien nous avions grandi), et cette fois il nous avait apporté à chacun un jouet.
            N’étant pas à la maison quand mon oncle est rentré, j’ai manqué l’occasion de choisir mon cadeau.  Mes tantes jouaient déjà avec leurs poupées, mes oncles ont commencé  à coller leurs avions, et mon petit frère faisait glisser ses autos miniatures sur le plancher en bois vernis.  La boîte de carton blanc d’environ vingt centimètres carrés et dix centimètres d’épaisseur était le dernier cadeau qui restait.  Je savais que personne n’en voulait car elle était si petite, si simple, et sans étiquette.  Je ne m’y intéressais pas moi non plus mais n’ayant aucun choix, j’ai arraché les bandes adhésives et j’ai déchiré la boîte.  Dès qu’elle fut ouverte, je me sentais beaucoup mieux.  Une de mes tantes a même voulu l’échanger contre sa poupée mais je refusa immédiatement.  Il était curieux qu’une boite si simple et sans étiquette peut contenir de quelque chose de particulièrement intéressant.
C’était une boîte à musique qui avait la forme d’un piano classique peint en blanc.  Sur la surface du piano, il y avait le portrait d’une petite fille qui portait une robe victorienne bleue avec des points blancs.  Elle me regardait d’un air étonné et un peu amusé.  Elle ne me souriait pas, protégeant sa conduite victorienne devant le public, mais son regard m’assurait qu’elle était une petite fille comme moi, qui aimait bien jouer n’importe où et qui n’avait jamais peur de salir sa belle robe.  Les notes noires étaient peintes sur le petit clavier cachant au-dessus un espace  long et étroit pour un bracelet ou une montre.  Les pieds ronds et ondulés, sculptés d’une manière très classique, pouvaient être détachés du piano.  J’ai perdu un pied plus tard dans un trou entre le plancher et le mur du salon.  En me mettant par terre, je pouvais y voir sa tache blanche mais je n’ai jamais réussi à le retirer.  Cette tache blanche reste dans ma mémoire jusqu’à présent.  Je la vois mais je ne peux jamais la retirer.  Quelquefois, je me demande si elle est toujours là ou elle s’est déjà détériorée par l’humidité et par le temps.
Une fois que la clé au-dessus de la boîte fût tournée et que le couvercle fût ouvert, la danseuse de ballet miniature qui se tenait à droite, habillée en blanc, commençait à tourner en rond devant le petit miroir, menée par le refrain d’une chanson dont je ne me souviens plus de son nom.  Toutes les pièces intérieures étaient couvertes des velours rouges si plaisantes à voir et à toucher.  J’étais toute jeune et j’ignorais totalement l’usage de la boîte comme un coffret à bijoux.  C’était le premier joli jouet que ma mère ne cachait pas dans les vitrines et avec lequel je pouvais jouer avec sans que personne ne me grondât.  Cependant je le mettais dans un coin de mon armoire et ne jouais guère avec.
 

Je ne la possède plus et je ne me rappelle pas la musique de la boîte, mais je crois toujours entendre quelques sons lointains, confus par la distance du temps.

 
 
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